Démission d’un suppléant au CSE : que devient son siège ?

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Julie Lambert


Lors des élections professionnelles, un nombre de sièges est fixé pour les titulaires et un autre pour les suppléants. Le cas du titulaire qui quitte ses fonctions est connu : il est remplacé par un suppléant. Mais que se passe-t-il quand c’est justement un suppléant qui démissionne de son mandat ?

La fin du mandat d’un élu

Le mandat d’un élu, titulaire comme suppléant, prend fin dans plusieurs situations : le décès, la démission, la rupture du contrat de travail ou la perte des conditions requises pour rester éligible. C’est ce que prévoit l’article L2314-33 du code du travail. La démission d’un suppléant met donc régulièrement un terme à son mandat.

La conséquence est différente de celle d’un départ de titulaire. Lorsqu’un suppléant met fin à ses missions au CSE, il n’est pas remplacé. Son siège devient vacant jusqu’au terme du mandat de l’instance.

Un suppléant peut-il devenir titulaire ?

La question se pose surtout quand les départs successifs de suppléants aboutissent à une situation où le CSE ne compte plus que des titulaires et un seul suppléant restant. Ce dernier peut-il alors prétendre à un siège de titulaire ? La réponse est non.

Le salarié élu suppléant conserve ce statut, sauf lorsqu’il est appelé à remplacer un titulaire. Ce remplacement peut être ponctuel, le temps d’une absence en réunion, ou définitif quand le titulaire quitte lui-même ses missions au CSE. Un point mérite l’attention : le titulaire ne choisit pas librement le suppléant qui le remplace. Des règles légales de suppléance encadrent cet ordre de remplacement et doivent être respectées.

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Julie Lambert

Julie Lambert

Julie Lambert est juriste en droit social. Après dix ans passées à conseiller salariés et élus de CSE, elle décrypte sur Elite IRP l'emploi et le droit du travail en langage clair, avec un souci constant d'exactitude.

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